J'ai découvert Asterisk il y a quelques mois en cherchant à gérer ma boîte vocale avec ma station Linux. En fait, je voulais simplement une boîte vocale qui m'enverrait mes messages vocaux dans ma boîte courriel. Google m'a mené vers des forums de discussion sur Asterisk. C'était une solution largement overkill pour ce que je souhaitais faire au départ, mais extrêmement prometteuse. Voici donc l'aperçu plus théorique (je viendrai au concret dans des billets subséquents) de mes premiers pas dans le domaine.
Asterisk - à ne pas mélanger avec un personnage d'un petit village gaullois - c'est une application libre de PBX (Private Branch Exchange).
Pour résumer, ça permet d'avoir toutes les fonctions auxquelles on s'attend d'un poste téléphonique dans un environnement de travail, à savoir :
- extensions téléphoniques pour chaque poste
- boîtes vocales
- appels conférence
- afficheur
Là où ça devient intéressant, c'est que Asterisk permet également d'avoir accès à tous les avantages de la téléphonie IP. Mais pas la téléphonie IP proposée par Vidéotron, Primus et compagnie. Avec Asterisk, vous êtes davantage dans la position de Bell Canada : la tonalité vient de votre système Asterisk et vous choisissez vos fournisseurs pour la réception et l'acheminement des appels. Concrètement, ça rend possible des choses comme :
- Obtenir des numéros de téléphones montréalais... newyorkais, parisiens ou berlinois à une fraction du coût d'une ligne fixe de Bell ;
- Choisir ses fournisseurs pour l'acheminement de ses appels interurbains (vous pouvez choisir des fournisseurs différents selon les tarifs offerts selon les destinations) et ainsi d'une part faire ces appels à une fraction du coût ;
- Intégrer de manière transparente pour l'usager l'utilisation de lignes PSTN (comme une ligne fixe de Bell Canada) et VOIP (où les données voyagent par Internet) ;
- Un paquet d'autres choses impressionnantes (mais moins pertinentes dans le contexte résidentiel où j'utilise Asterisk !).